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Calcul mental : pourquoi son retour à l'école est une excellente nouvelle pour nos enfants

Il y a quelques jours, j'ai eu le plaisir d'être invitée sur Figaro TV, dans l'émission Paris d'École, pour échanger avec plusieurs spécialistes de l'éducation autour d'un sujet qui me tient particulièrement à cœur : le retour du calcul mental à l'école.

Aux côtés de Rémy Chotard, professeur de mathématiques, de Paul-Henri Wallet, journaliste au Figaro Étudiant, et d'autres professionnels de l'arithmétique mentale, nous avons tenté de répondre à une question simple :

Pourquoi reparle-t-on autant du calcul mental aujourd'hui ?

Au-delà des chiffres et des réformes, cette discussion a surtout rappelé une évidence : le calcul mental ne consiste pas seulement à trouver rapidement un résultat. Il aide l'enfant à construire sa façon de penser.

Voici les cinq idées essentielles que je retiens de cet échange.
1. Le retour du calcul mental n'est pas une mode

Comme l'a rappelé Paul-Henri Wallet, le calcul mental occupait autrefois une place importante dans l'école française. À partir des années 1970, les programmes ont évolué vers des approches plus théoriques et plus abstraites.

Aujourd'hui, face aux difficultés rencontrées par de nombreux élèves et à la baisse des performances observées dans les évaluations internationales, les automatismes reviennent progressivement au cœur des apprentissages.

Ce retour ne signifie pas qu'il faut revenir à une école du passé.

Il rappelle simplement qu'un enfant qui doit encore réfléchir longtemps pour effectuer un calcul élémentaire dispose de moins de ressources pour résoudre un problème, raisonner ou comprendre une nouvelle notion.

Les automatismes ne remplacent pas la réflexion.

Ils lui donnent de l'espace.
2. Les mathématiques sont abstraites. Mais les enfants ont besoin de concret

L'une des remarques qui m'a le plus marquée est celle de Rémy Chotard.

Il explique que les mathématiques sont, par nature, très abstraites. Pour les comprendre, les enfants ont besoin de s'appuyer sur des représentations concrètes avant de pouvoir manipuler des idées purement symboliques.

C'est précisément ce que permet le boulier.

Chez un jeune enfant, un chiffre n'est d'abord qu'un symbole.

Le boulier transforme ce symbole en quantité.

L'enfant peut voir les nombres, les déplacer, les composer et les décomposer.

Avant de calculer, il comprend ce qu'il manipule.

Et cette étape change tout.
3. Le calcul mental est avant tout un art de décomposer les nombres

Pendant l'émission, j'ai résumé ma vision du calcul mental en une phrase :

« Le calcul mental est l'art de décomposer les nombres. »

Cette idée est au cœur de la méthode Abacus.

Prenons un exemple très simple.

Pour calculer 53 − 7, il ne s'agit pas seulement d'enlever 7.

Il s'agit de comprendre que 7 peut être vu comme 10 moins 3.

L'enfant découvre alors qu'il existe plusieurs chemins pour arriver au même résultat.

Il ne mémorise plus une procédure : il apprend à raisonner avec les nombres.

Cette souplesse est l'une des compétences les plus précieuses que développe le calcul mental.
4. Le boulier n'est pas une béquille

Beaucoup de parents me demandent :

« Mon enfant devra-t-il toujours utiliser son boulier ? »

La réponse est non.

J'aime comparer le boulier aux petites roues d'un vélo.

Au début, elles rassurent.

Puis elles disparaissent.

Le boulier joue exactement le même rôle.

L'enfant manipule d'abord les perles avec ses doigts.

Ensuite, il apprend progressivement à visualiser ces mouvements dans sa tête.

Le véritable objectif n'est donc pas de devenir rapide avec un boulier.

Le véritable objectif est de ne plus en avoir besoin.
5. « Je suis nul en maths » est souvent une vieille blessure

La conclusion de Rémy Chotard m'a particulièrement touchée.

Il explique que de nombreux adolescents arrivent au lycée persuadés qu'ils sont « nuls en maths ». Non pas parce qu'ils manquent d'intelligence, mais parce qu'ils ont accumulé des difficultés dès les premiers apprentissages. À force d'échecs, ils n'osent plus essayer.

Je retrouve très souvent cette situation chez les enfants que j'accompagne.

Lorsque les bases sont consolidées, quelque chose change.

Ils hésitent moins.

Ils prennent plaisir à chercher.

Ils acceptent de se tromper.

Et, progressivement, ils retrouvent confiance.

C'est probablement le plus beau résultat du calcul mental.
Ce que je retiens de cette discussion

Le calcul mental ne consiste pas à former des champions capables de réciter des opérations à toute vitesse.

Il permet surtout aux enfants de construire un véritable sens du nombre, d'acquérir des automatismes solides et d'aborder les mathématiques avec davantage de sérénité.

À AbacusParis, c'est précisément cette progression que nous recherchons : partir du concret, donner du sens aux nombres, puis conduire progressivement chaque enfant vers un calcul mental autonome et réfléchi.

Le calcul mental est un outil.

La confiance qu'il permet de construire, elle, accompagnera l'enfant bien au-delà des mathématiques.
🎥 Voir l'émission complète → Le calcul mental fait son retour !
Votre enfant compte encore sur ses doigts ? Il manque de confiance en mathématiques ? Ou au contraire, il adore les chiffres et a besoin d'être davantage stimulé ?

Découvrez la méthode AbacusParis lors d'une session découverte et observez comment les nombres prennent enfin du sens.